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#PortraitAlumni Kim Pons : de Perpignan à Nottingham

Interview

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26/09/2017

Kim a 23 ans, elle est originaire de Perpignan et vit actuellement à Nottingham, en Angleterre. Après avoir obtenu sa licence de droit à l'UPVD en 2015, Kim part à l'université de Paris 1 Panthéon-Soronne où elle obtient avec brio son master 1 en droit des affaires internationales. Elle a obtenu son LLM (équivalent du master en Angleterre) en droit des affaires internationales en juillet 2017 et commence sa formation d'avocate en Angleterre des cette rentrée 2017.

Nous sous sommes rencontrées dans des circonstances un peu particulières, peux-tu nous expliquer ?

Après avoir vu l'affiche publicitaire "Université de Perpignan=Échec assuré" (#UniversitéSansPréjugés : explications de la campagne par Fabrice Lorente, Président de l'UPVD icicela a provoqué en moi une telle révolte et injustice que j’ai décidé de démontrer qu‘on pouvait réussir en sortant de la fac de Perpignan [...] ma réussite à Paris, était dû en grande partie à ce que j'avais appris à Perpignan. C'est pourquoi je ne pouvais pas laisser passer une telle réputation

 

Peux tu nous parler de ton parcours universitaire ?

J’ai fait une licence en droit à l’université de Perpignan de 2012 à 2015. J’y ai également obtenu un certificat d’études juridiques en 2015. A la suite desquels j’ai obtenu un Master 1 en droit des affaires internationales à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et fait un LLM (équivalent du Master en France) à Nottingham, en Angleterre. D’ailleurs, je viens  d’être acceptée pour commencer ma formation d’avocate en Angleterre dès Septembre prochain (2017).

 

En passant par l’UPVD, avais tu pour objectif de partir étudier à Paris et aujourd’hui en Angleterre ?

Tout à fait. J’avais déjà défini  mon parcours ; j’ai préféré rester faire ma licence à Perpignan car je connaissais sa réputation qui était excellente tout en sachant que celle-ci me servirait de tremplin pour effectuer mon Master 1 à Paris et mon LLM en Angleterre. ​

 

Selon toi quels seront les souvenirs  de l’UPVD que tu garderas tout au long de ta vie et de ta carrière professionnelle ?

J’ai adoré cette ambiance familiale, et j’irais même jusqu’à dire un peu cocooning, qui m’a tant plu. Et surtout des professeurs très présents que l’on pouvait solliciter pour toute interrogation que nous avions et cela a été fort appréciable.  Qui plus est certains professeurs connaissaient nos prénoms, nous n’étions pas anonymes, ce qui est très rare dans un amphithéâtre et tellement rassurant pour moi.

Je retiendrai également la qualité de nos chargés de TD qui ont joué un rôle très important dans le bon déroulement de nos études. Les bases solides et les méthodes de travail inculquées qui m’apportent tellement et contribuent à ma réussite m’accompagneront tout au long de ma carrière professionnelle.

 

Quelle est la différence entre étudier à Perpignan et à Paris ?

Il faut savoir qu’étudier à Paris est totalement différent dans la mesure où c’est immense : l’anonymat, le manque de places dans les amphithéâtres pour les étudiants: suivre des cours par terre n’a rien d’agréable…

En revanche, il est tout aussi intéressant d’aller à Paris dans la mesure où les professeurs et chargés de TD se montrent soucieux de notre avenir professionnel. En effet, des professionnels venaient directement à La Sorbonne et n’hésitaient pas à rencontrer tous les étudiants ; ce qui peut offrir une très belle opportunité ! Ce qu’il y avait vraiment de bien à Paris c’est que pour les élèves comme quoi, qui étions tournés vers l’international, il y avait de nombreuses associations organisant des compétitions d’éloquence et de débats tout en anglais à travers l’Europe et les USA.

 

Et la différence entre la France en l’Angleterre ?

Je dirai qu’en Angleterre nous sommes continuellement encouragés, entourés,  ils ne disent jamais de paroles qui rabaissent et Ils ont également une grande rigueur, comparé à la France où quelques fois nous ne sommes pas aussi encouragés, et ce n’est pas aussi structuré.

En Angleterre, les professeurs sont d’une grande disponibilité ; ils n’hésitent pas à nous rencontrer personnellement au moindre problème. Ils nous envoient régulièrement des mails pour savoir comment on se sent dans les cours, s’il y a un problème quelconque que nous n’arrivons pas à gérer, que cela soit un problème académique ou personnel

Je dirais qu’en Angleterre les formations sont très tournées vers le droit du commerce, des entreprises, le business en général et quand on est passionné par cela, comme moi je le suis, ça nous apporte énormément. J’ai par exemple fait des présentations à Londres pour Virgin media concernant la réforme sur la nouvelle économie numérique ou encore une présentation devant des avocats et professionnels juridique qui souhaitaient connaître tout de la nouvelle réforme concernant la protection des données. J’ai même été finaliste lors d’une compétition de négociations dont le juge était un médiateur international.

On nous prépare vraiment à devenir des professionnels. Je reste très surprise de cette rigueur qui appartient à l’Angleterre et pourtant, en même temps, il y a une grande disponibilité et humanité : c’est très surprenant.

 

Quels sont tes projets à moyen ou long terme ?

Maintenant, mes projets sont de commencer ma formation d’avocate en Septembre en Angleterre, (cette formation se déroule en université car les écoles d’avocat n’existent pas là-bas mais être acceptée dans ce cursus est hautement difficile, la sélection est très forte), réussir les examens qui vont semer le chemin tout au long de l’année, puis trouver un stage de deux ans dans une firme anglaise qui me permette de finir ma formation d’avocate, faire tout pour réussir l’examen de fin de stage et être qualifiée en tant qu’avocate.

 

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants Perpignanais ?

Je donnerai comme conseils de ne pas hésiter à postuler dans les grandes universités, de surtout croire en leur rêve, de ne jamais baisser les bras, même si on est découragé, mais continuer car on finit toujours par y arriver. 

Et pour terminer, je voudrais citer ce qu’un de mes chargés de TD en droit des contrats en 2ème année de droit à Perpignan (Mr Aldo Rizzi) m’a appris : c’est qu’un avocat ce doit de rétablir la vérité et non pas la justice : je ne suis pas encore avocate mais je pense avoir rétabli la vérité : oui on peut réussir brillamment à la fac de Perpignan !

 

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