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Camille développe un nouveau style d'épicerie qui concilie vrac, drive et local!

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26/05/2019

« J’ai choisi de suivre des études d’espagnol par facilité » reconnaît Camille Margotton. « Après avoir vécu une dizaine d’années en Espagne lorsque j’étais plus jeune , j'ai gardé le goût de la culture hispanique. J’ai donc poursuivi jusqu’au Master que j’ai obtenu en 2017. J’ai passé le Capes deux fois. Mais la dernière fois, lorsque je l’ai raté, ça a finalement été un soulagement. Car je ne me sentais finalement pas la vocation d'enseignante. »

 Camille change alors radicalement de voie et suit une formation de conseillère vendeuse dans le bio. « J’ai effectué un stage de six mois dans une épicerie bio. J’ai ensuite eu un poste d’assistante commerciale à Saint Charles où je contactais les centrales d’achat et les fournisseurs pour approvisionner les grandes surfaces comme Leclerc. C’était intéressant mais très loin du bio et de mes convictions ». L’idée d’ouvrir une épicerie avec des produits locaux et le plus bio possible commence alors à germer. « Il y a deux ans, je m’étais renseignée pour ouvrir une épicerie  franchisée. Le réseau souhaitait que je m’installe dans le centre de Perpignan. Mais j’ai estimé que la formule n’était pas la bonne » 

La jeune entrepreneure mûrit et développe alors un concept novateur : l'épicerie en vrac, en drive avec des produits le plus local et le plus bio possible . « L’idée est de lancer une épicerie  très pratique pour les consommateurs. Je vise une implantation au sud de Perpignan, facile d’accès en voiture ouvert le soir après le travail. Avec un minimum de 300 références où je privilégie le circuit court : de la moutarde de Saillagouse, de la bière locale Boc aux bouteilles consignée, des petits pots pour bébé consignés et fabriqués dans le département…. » Le « Localodrive » devrait ouvrir en septembre ou octobre prochain.

 En attendant Camille enchaîne les formations, les rendez-vous, les recherches de produits et finalise le montage financier. « L’aspect finance fait toujours peur mais il ne faut pas s’arrêter à ça ! Je crois en mon idée. C’est dans l’air du temps et je ressens bien l’enthousiasme des gens autour du concept ! Un jour, j’ai eu la surprise de recevoir un coup de fil du journal l’Indépendant qui voulait écrire un article sur le Localodrive. Il m’avait juste repéré via les réseaux sociaux ! » Une première apparition inattendue dans la presse qui dope son crowdfunding. Camille consacre maintenant toute son énergie dans le montage de son entreprise et livre un conseil « il ne faut pas avoir peur de ses échecs. On en retire toujours quelque chose de positif. Aujourd’hui, mes études d’espagnol ne m’ont pas directement servi mais cela m’a apporté une certaine ouverture d’esprit qui m’est finalement assez utile ! »



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