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Carine Gonzalez : une carrière non linéaire de la formation au développement local

  • 22 mars 2019
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  • Catégorie : Interview
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  • Auteur : Carla Muti
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Carine Gonzalez découvre la sociologie, matière qu’elle affectionne tout particulièrement, au lycée Jean Lurçat à Perpignan où elle obtient un bac ES. Malgré cela, elle s’inscrit en L1 de lettres modernes à l’UPVD. « J’ai pensé qu’il me fallait avoir un plan de carrière défini, et pour cela j’ai décidé de m’inscrire à cette licence pour devenir institutrice, mais je ne m’y suis pas retrouvée, ce n’était pas ce qui me plaisait. »

 Carine décide de faire ce qu’elle aime et s’inscrit en sociologie à l’UPVD où elle s’épanouit dans ses études et y restera jusqu’à la fin de sa maîtrise. Deux domaines la passionnent : le développement local et la sociologie du travail. On lui propose de poursuivre sur une thèse à Perpignan mais elle refuse, préférant continuer sur un cursus plus opérationnel, moins axé sur la recherche. Carine se pose des questions par rapport à son avenir professionnel lorsqu’elle est en Master 1. Elle décide de contacter des professionnels de l’insertion afin de se renseigner sur les différents métiers possibles pour finalement se rendre compte qu'une carrière d’éducatrice spécialisée ne lui conviendrait pas. « Il ne faut pas avoir peur de se présenter à des professionnels, il faut oser, j’ai eu certaines réponses négatives mais il y a beaucoup plus de personnes favorables à nous conseiller qu’on ne le croit et cela nous permet de nous créer un réseau que je n’avais pas la chance d’avoir par ma famille ».

     Elle part terminer ses études à Lyon où elle s’est inscrite en DESS (équivalant au Master 2) suite à quoi, elle effectue un stage dans cette même ville au sein d’une structure de professionnalisation des acteurs de l’insertion professionnelle.

     Carine se voit proposer différents postes à Lyon mais préfère retourner dans le sud. Ne souhaitant pas travailler dans une entreprise privée, elle postule à Montpellier dans un cabinet de consultants où elle passe 10 mois à travailler sur les missions de formation professionnelle ainsi qu’à traiter des dossiers de consultants. Cette même année, l’UPVD lui propose d’être chargée de TD en sociologie, ce qu’elle accepte pendant un an. En dépit de l’obtention d’un CDI, Carine ne se plaît pas réellement à son poste de formatrice et décide de partir.

     Elle décroche un CDD, puis un CDI de chargée de missions de formation au Centre de Formation Agricole de Perpignan où elle forme des agriculteurs en activité à la commercialisation du vin et à la production raisonnée. Deux ans plus tard, le poste de directrice de l’association se libère et lui revient. Elle reste à ce poste 7 ans. « J’ai dû me former à la gestion comptable et à la gestion du personnel, des compétences ne faisant pas partie de mon cursus. Ce que j’aimais, c’était le fait qu’il y ait un mélange de public, puisque l’association recevait des fonds publics mais aussi le challenge financier. En effet, le fait qu’il s’agisse d’une association supposait qu’il fallait maintenir un équilibre financier, générer un certain chiffre d’affaires et réaliser un certain nombre de formations ».

     Malgré tout, Carine Gonzalez a envie de changement au bout de ces neuf années passées au Centre de Formation Agricole. Elle postule donc au poste de directrice à Pays Pyrénées Méditerranée, où elle travaille enfin dans le domaine qui la passionnait : le développement local. « J’avais envie d’apprendre de nouvelles choses, ça a été un nouveau défi pour moi. J’avais eu beau m’être formée à la direction d’une association grâce à mon ancien poste, je devais à présent apprendre tout ce qui concernait les missions de tous mes collaborateurs pour pouvoir les diriger. Cela va bientôt faire 8 ans que j’occupe ce poste ».

     « Si je devais conseiller les étudiants, je leur dirais qu’il faut bien sûr garder en tête un cap professionnel mais surtout suivre ses envies, son instinct et se faire confiance. Rien de ce qu’on apprend est inutile et il faut toujours chercher à apprendre. Les carrières de nos jours ne sont plus linéaires. Restez ouverts à toutes les opportunités qui se présentent à vous et surtout n’ayez pas peur de vous constituer un réseau et demander conseil à des professionnels qui seront bien souvent ravis de vous parler de leur métier. Mes parents ouvriers n’avaient pas de réseau, j’ai donc dû créer le mien. Selon moi, les deux qualités les plus importantes sont l’ouverture et la curiosité car elles permettent une capacité d’adaptation et d’évolution plus importante. Il faut être capable de prendre des risques et sortir de sa zone de confort ».

Ne jamais cesser d’apprendre, suivre ses envies et sortir de sa zone de confort, trois éléments qui ont apparemment bien réussi à Carine.


Auteur :
Carla Muti

Etudiant
  • Alumni
  • sociologie
  • carrière
  • développment local

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