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Hoang Vu Le: sortir des sentiers battus

Interview

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01/04/2019

Le parcours de Hoang vu est assez atypique : élève d’un lycée de Sète, il obtient un Bac STI Génie Mécanique Auto. Accepté dans une école à Nîmes pour poursuivre dans cette voie, il intègre pourtant l’UPVD en sociologie pour rester avec sa petite-amie de l’époque et atteint la Maîtrise. « J’avais besoin d’argent pour financer mes études alors j’ai eu des jobs étudiants comme caissier, surveillant dans un lycée et en dernière année de Maîtrise, j’ai commencé à travailler dans l’immobilier car un ami recherchait un commercial ».

Après sa Maîtrise, ne sachant pas vraiment quoi faire, il rejoint une connaissance qui montait son agence immobilière et exercera comme commercial pendant 8 ans. Malheureusement, Hoang vu est victime d’un grave accident de moto qui l’invalide considérablement à la jambe, l’empêchant d’exercer. Il perd alors son emploi et sa situation financière devient très difficile. Invalidé pendant un an et devant subir plusieurs opérations, il reprend ses études en droit immobilier et urbanisme et s’initie au yoga grâce à sa compagne. « J’étais assez sportif avant mon accident, mais à cause de ma jambe, le yoga était le seul sport que je pouvais pratiquer ».

Hoang vu reprend l’immobilier pendant un an et sa compagne part en Inde se former pour devenir professeur de yoga. A son retour, elle commence à se faire connaître auprès des salles de sport, réunit des adeptes et commence à enseigner dans leur appartement jusqu’à vouloir créer un centre de yoga. « Nous avons visité un local que nous avons pris mais nous n’avions pas d’argent. Nous avons ouvert le centre Moving Yoga seulement un mois plus tard et trouvé le financement auprès des banques juste une semaine avant l’ouverture. Des amis nous ont aidés pour les travaux ». Hoang vu aide sa compagne au centre pensant recommencer à travailler dans l’immobilier mais le centre marche bien et il y reste finalement à temps plein.

« Si j’avais un conseil à donner aux étudiants, c’est de ne pas rester coincé dans un schéma unique, il faut oser changer de voie. Je n’étais absolument pas destiné à la sociologie et au final, je suis allé jusqu’en Maîtrise quand beaucoup d’autres ont abandonné. On n’est pas destiné à faire une seule chose, tout le monde est capable de faire des choses différentes. La sociologie m’a permis d’acquérir une richesse culturelle et une vision globale et sociétale qui me sont très utiles dans l’entrepreneuriat. N’hésitez pas à entreprendre ! »


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