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Nicolas Renon : l’orientation 2.0.

  • 27 févr. 2019
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  • Catégorie : Interview
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  • Auteur : Carla Muti
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Nicolas Renon, ingénieur de recherche en calcul scientifique nous raconte son parcours et nous explique ce qui lui a plu dans le métier qu’il exerce aujourd’hui.

Suite à l’obtention d’un bac S au lycée Jean Lurçat de Perpignan, Nicolas intègre une licence de mathématiques à l’UPVD. « Il faut suivre ses désirs. J’ai fait des maths parce que ça me plaisait ».  Il rentre ensuite en M1 ingénierie mathématiques, faisant partie d’une des premières promotions de ce master à l’époque « je me suis reposé sur mes acquis et ai redoublé une année. Après cela, j’ai beaucoup travaillé pour m’assurer que ça ne se reproduirait pas. Le travail est la clé ». Il effectue sa deuxième année en DEA (master de recherche) de mathématiques appliquées à l’université Paul Sabatier de Toulouse.

Nicolas effectue son stage au laboratoire de mathématiques de Toulouse après quoi il réalise son service militaire alors obligatoire. Il intègre par la suite une thèse doctorale en laboratoire à l’Ecole des mines de Paris qu'il a pu trouver grâce à son réseau toulousain et qui était financée par ailleurs. Il travaille alors sur l’application des mathématiques en lien avec la recherche et l’industrie. 

« A l’époque on ne disposait que de peu d’info, je n’avais qu’une vision binaire de ma carrière : enseignant ou chercheur. Mais aujourd’hui, il existe une approche multiparcours, ce qui est une vraie chance. Il faut suivre ses désirs mais aussi avoir un regard critique sur ses choix de carrière, c’est très important de préparer son insertion professionnelle ».

La validation de sa thèse lui permet de devenir ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) pendant 2 ans à l’UPVD avant de se réorienter vers une carrière d’ingénieur. « Selon moi, s’il y a une qualité qui plaît aux recruteurs, c’est la mobilité car elle démontre une certaine adaptabilité, mais ce n’est pas toujours évident de partir d’un endroit où on se sent bien ».

Depuis 2004, Nicolas Renon est ingénieur de recherche en calcul scientifique au sein du CALMIP (centre de calcul de l’université de Toulouse) où il travaille quotidiennement sur des super-ordinateurs qui lui permettent de réaliser des prédictions et optimisations grâce à des algorithmes ainsi que de créer des simulations numériques, entre autres choses. Il est fonctionnaire titulaire, poste auquel il ne pouvait prétendre qu’en ayant effectué une thèse doctorale ou en étant titulaire d’un diplôme d’ingénieur.

 Olympe, le supercalculateur

Comme l’illustre si bien Nicolas Renon, si l’orientation pouvait être binaire, elle est à présent 2.0.



Auteur :
Carla Muti

Etudiant

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