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Portrait de Julien Carbonnell

Interview

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26/02/2016

Gestion d’entreprise, aménagement du territoire et sports de combat.

Initialement formé à la psychologie à la sortie de son BAC S à Notre dame de Bonsecours, Julien s’intéresse particulièrement aux sciences cognitives et à la structure de la pensée. Pour se spécialiser dans ce domaine, il choisit un erasmus en Belgique, à l’université de Liège, avant d’intégrer un Master d’orientation psychanalytique. Il valide, en 2010, un Master II en Droit Economie et Gestion, spécialité Management, à l’IAE de l’UPVD. Il dirige aujourd’hui une entreprise de promotion immobilière et s’implique dans différentes associations locales.

Comment passe-t-on de la psychologie à l’immobilier?

« Par pur opportunisme ! plaisante Julien. Au bout de 5 ans d’études, je cherchais à construire une situation professionnelle plus stable que celle des stages et autres jobs étudiants pratiqués jusqu’alors. Je regarde les perspectives qui s’offrent à moi et je saisi l’opportunité de rentrer à Perpignan intégrer une entreprise familiale de promotion immobilière. »

Bien qu’en apparence très éloignés, Julien trouve rapidement des passerelles entre l’immobilier et la psychologie: analyser les besoins du client, gérer la relation humaine, et l’urbanisme.... véritable révélation pour celui qui, y voit l’occasion de continuer à étudier le fonctionnement humain.

« En intégrant quelques réunions de projets immobiliers d’envergure [ndlr. le golf immobilier de Villeneuve de la Raho] je prends conscience d’une réflexion de l’aménagement du territoire centré sur le futur habitant. Cela me rappelle quelques lectures étudiantes: la psycho-géographie et les situationnistes. Je me replonge aussitôt dans ces sources et commence à me rapprocher de différentes associations d’urbanistes pour en savoir plus. »

Comment avez-vous évolué au sein même de l’entreprise ?

«J’ai démarré en tant que technicien foncier, le poste le plus bas qui ne demandait aucune formation particulière. Le contenu de mes missions dans cette PME étant chaque jour différent, j’ai dû me former pour être à la mesure des tâches à accomplir. J’ai suivi plusieurs formations en droit de l’urbanisme, informatique, relation client et gestion de l’entreprise, sur internet ou par mes nombreuses lectures. La fréquentation des conférences et des réunions publiques m’en apprend aussi beaucoup. C’est précisément cette culture du « touche à tout » face à des problématiques complexes changeantes qui m’aide à trouver la solution aux problèmes à résoudre dans le contexte de l’entreprise.

«Mon intérêt pour l’aménagement du territoire et l’urbanisme me poussent naturellement à l’université de Perpignan, où je rencontre David Giban, alors directeur du Master Urbanisme, Habitat et Aménagement. Alors que je lui propose d’accueillir quelques étudiants en stage, le professeur s’intéresse à mon parcours atypique et me propose de partager mon expérience auprès des élèves de Master II. Je commence à fréquenter l’université de Perpignan en tant qu’enseignant vacataire en parallèle de mes premières expériences de gestion de ressources humaines. Quelques années plus tard je suis contacté par Jonathan Cortadellas, chargé de mission VAE qui me propose de mettre à jour mes formations en passant un diplôme universitaire correspondant à mon expérience professionnelle.

Je suis désormais fièrement diplômé d’un Master II Droit Economie et Gestion, spécialité management, auprès de l’Institut d’Administration des Entreprises de l’université de Perpignan!

Vous vous êtes récemment fait remarquer sur les réseaux sociaux avec OPENPI. Comment pourriez-vous définir votre concept et quelles sont les prochaines étapes ?

«Je ressens un besoin crucial de faire évoluer mon métier et la façon dont nous pratiquons la promotion immobilière. L’activité traditionnelle telle qu’elle m’a été enseignée ne correspond pas à la vision que je me fais de l’avenir: les problématiques que sont l’écologie, le climat, le délitement du lien social, l’augmentation de la population, la crise économique, la transition numérique...

«Je n’arrive pas à croire que nous pourrons continuer à concevoir nos logements et nos villes comme nous le faisons depuis les années 60. La politique et le bâtiment sont deux milieux trèsconservateurs, et mes idées de changement se heurtent rapidement à l’inertie et aux vieilles habitudes du métier. Je crée donc OpenPI en réponse à ce contexte.

OPENPI est la contraction de OPEN-SOURCE et VILLE DE PERPIGNAN: considérant l’espace public de notre ville comme un bien commun d’intérêt général. Cette nouvelle entreprise correspond aux modèles des entreprises ouvertes ou « libérées » et développe des outils collaboratifs et participatifs dans l’aménagement du territoire et la gestion urbaine, libres de droit et accessibles au plus grand nombre de citoyens qui voudraient me rejoindre dans cette cause. Vous trouverez un tour d’horizon significatif des travaux de la communauté OpenPi sur notre chaine youtube ou sur les comptes Facebook et twitter du même nom.

«Depuis que j’ai créé OpenPI courant 2014, le contexte national et international me donne raison et me pousse à croire que je dois continuer dans cette voie: les concours de start-up fleurissent de partout, les dispositifs de levée de fonds pour l’innovation sociale se structurent et la culture du jeune entrepreneur qui rêve de construire un monde nouveau est plus que jamais d’actualité.

Vous êtes revenu à l’UPVD en proposant d’enseigner la boxe thaïlandaise aux étudiants.... quel rapport avec le reste de votre parcours?

«Ce que j’aime dans les arts martiaux c’est qu’ils ajoutent une dimension spirituelle à l’exercice physique. J’ai commencé le Karaté au collège puis la boxe au lycée. J’avais lâché étant étudiant et je m’y suis naturellement remis à mon retour à Perpignan, dés que ma situation professionnelle s’est stabilisée. La boxe impose une discipline de vie, une régularité et de la concentration. Dés qu’on lâche l’entrainement on est vite dépassé, et en fonction du partenaire ça peut faire mal (rires). Au delà de ça le sport me fait du bien il me permet de me vider la tête, de lâcher mon ordinateur, les mails, le téléphone et ne penser à rien d’autre.

J’ai passé les brevets de moniteur de Kickboxing, en parallèle de ma pratique personnelle, avant de remarquer que ce sport n’était pas représenté à la maison des sports de l’université de Perpignan. Je m’organise actuellement pour proposer des cours de boxe thaïlandaise mixte à la fac. Il existe un championnat universitaire de Boxe Thaï disputé chaque année entre les meilleurs pratiquants des universités de France. Je pense que Perpignan pourrait faire un bon score et peut- être même devenir une belle destination pour un championnat: entre l’université et le parc des sports du moulin à vent nous avons tout ce qu’il nous faut pour accueillir les sportifs et créer l’évènement.

Comment te contacter ?
N’hésitez pas à me contacter sur le réseau UPVD-Alumni


 

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