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Staps de Font-Romeu : les anciens conseillent les étudiants et dévoilent des parcours souvent étonnants!

  • 28 sept. 2018
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  • Catégorie : Publication
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  • Auteur : Céline Bruel
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Staps de Font-Romeu : les anciens conseillent les étudiants et dévoilent des parcours souvent étonnants!

Les anciens du Staps ne deviennent plus forcément prof d'EPS. "Ils sont même maintenant une minorité", précise Grégory Doucende, directeur du département Staps de Font-Romeu. Cette formation est devenue un tremplin pour des professions surprenantes. C'est ce qui était frappant lors de la rencontre entre anciens et étudiants du Staps organisée le 27 septembre. Gendarme de haute montagne, coach de l'Usap, pilote de drone, kinésithérapeute ... autant de parcours professionnels qui ont éveillé l'attention des nouveaux élèves. 

Meritxell Sabatéaffiche un parcours d'excellence :  deux participations aux JO en 1996 et 2000 dans l'équipe de natation d'Andorre et un diplôme du Staps filière APA. Après avoir travaillé dans plusieurs cliniques des Pyrénées-orientales en rééducation où elle a aussi été assistante de recherche, elle décide de se former en sophrologie et réflexologie plantaire afin d'ouvrir son cabinet de coaching santé, bien être et développement personnel à Saillagouse. Un aboutissement pour cette jeune femme de 38 ans qui est aussi intervenante au Staps. Elle incite fortement les étudiants qui souhaitent exercer dans le domaine de la santé de poursuivre et compléter leur formation initiale par d'autres modules afin d'avoir une approche plus complète du patient.

Zoé Szarvas

Zoé présente un parcours  assez atypique aussi. Elle réussit à intégrer le Staps après un bac L passé à Prades ( Pyrénées-Orientales). "C'est plus compliqué lorsque l'on ne sort pas d'une filière scientifique, mais ce n'est pas impossible. Il faut savoir bosser un peu plus certaines matières" confie-t-elle. En première année, elle découvre surtout ce qu'elle ne veut pas exercer : "le management ne me plaisait pas et je ne me voyais pas professeur de sport non plus". Son stage de fin d'études sera alors déterminant : "J'ai été préparatrice physique de l'équipe de rugby des cadets de Prades. C'est l'un de mes plus beaux souvenirs. J'étais la seule fille du staff, dans un milieu très masculin et dans un sport que je n'avais jamais pratiqué mais je me suis bien intégrée. Avec ma famille, nous avons toujours baigné dans le rugby, ça aide!  J'ai dû m'adapter pour que les joueurs commencent à suivre une préparation physique, c'était nouveau pour eux. Dans ce domaine, on doit toujours être en veille sur les nouveautés et réfléchir pour les intégrer dans le programme. J'ai ainsi pu définir des exercices sur la vision périphérique et développer la coordination sur le terrain. C'était une expérience très riche surtout qu'à la fin de la saison, l'équipe a gagné le championnat régional, une première depuis 20 ans." 

L'équipe des cadets du club de rugby de Prades entraînée par Zoé Szarvas  

Après le Staps, elle poursuit ses études à Lille où elle entame en master 1 entrainement et optimisation de la performance sportive. "J'avais pris la spécialité préparation mentale, mais je ne me voyais pas du tout dans cette branche." En l'absence de stage, sa formation n'est pas validée, mais elle rebondit très vite en DUT génie biologique option diététique, toujours à la faculté de Lille. "L'enseignement en DUT diffère beaucoup de l'université! j'ai eu l'impression de retourner au lycée, avec des examens toutes les semaines et une classe de 21 étudiants. Grâce  à mon diplôme du Staps, j'ai intégré directement la deuxième année. Mais il a fallu que j'apprenne certaines bases, très techniques, comme en physique organique et c'est assez poussé! J'ai utilisé des manuels de BTS et les autres étudiants qui avaient fait une première année m'ont beaucoup aidé. C'est l'avantage d'une petite classe, il y a un véritable esprit de groupe". Avec ce nouveau diplôme en poche, Zoé se challenge aujourd'hui avec un nouveau défi : faire une thèse à Paris sur le travail musculaire et plus particulièrement "l’accélération". 

Les anciens du Staps ont partagé leurs expériences avec les étudiants en petit comité

 D'autres diplômés ont également raconté leur parcours du combattant pour devenir professeur d'EPS. "C'est difficile, on échoue souvent plusieurs fois au concours mais il ne faut pas lâcher!", explique Rudy Navarro. Après trois échecs, il reste optimiste en précisant qu'il est parvenu à passer les oraux cette année. Son co-locataire, Romain Garcia, est dans la même situation et tous les deux se motivent pour réaliser leur vocation. Ils conseillent notamment le Staps de Font-Romeu où ils ont pu exercer 11 disciplines sportives, soit beaucoup plus que dans les autres centres. Là encore, Rudy incitent les étudiants à élargir leur formation. "Je suis bénévole à la croix blanche, formateur aux premiers secours, titulaire d'un BNSSA pour faire des saisons sur les plages ... autant d'expériences très utiles pour savoir gérer un groupe".  Arnaud Ducamp, explique aussi qu'il rêve de devenir prof d'EPS depuis le collège.  Mais il a choisi de travailler dans la fonction publique pendant 3 ans pour pouvoir passer le concours interne, plus accessible que celui passé en candidat libre. 

Ces diplômés de l'UPVD ont expliqué lors de cette rencontre qu'ils auraient bien aimé pu bénéficier de tels témoignages lors de leurs études pour mieux s'orienter et mieux appréhender les difficultés auxquelles ils ont dû faire face. 






Auteur :
Céline Bruel

Staff

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