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UPVD alumni versus covid 19 : Chez Payote, Marine est passée du marketing digital à la fabrication de masques

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07/04/2020

A 25 ans, Marine Yamanaka enchaîne les aventures et bouscule les domaines du possible. 

Tout juste diplômée, elle s'est acharnée pendant 5 mois pour trouver un premier poste à Perpignan dans une entreprise qui l'inspirait. Première étape : elle adresse, l'an dernier, une candidature spontanée à Payote, l'entreprise d'espadrilles catalanes qui cartonne avec une fabrication 100% made in France. 


"Au début, Payote recherchait un rédacteur indépendant pour écrire du contenu sur la marque et développer le marketing. Et puis finalement ils m'ont recrutéMarine Yamanaka, diplômée en master LAI (2016), salariée de Payote depuis 2019e pour rédiger la newsletter et multiplier les contenus sur la marque afin d'être le mieux référencé possible par Google. Désormais, je fais donc du SEO (Search Engine Optimization )."

Marine apprécie particulièrement le côté réactif, soudé et dynamique de l'équipe qui s'est notamment révélé dès le début de la crise sanitaire. "Olivier Gelly, mon patron, a tout de suite écouté l'une de ses amies infirmière qui lui avait demandé de faire des masques. On a tout de suite posté une photo de nos réalisations sur les réseaux sociaux et vu l'emballement on a continué! On a réalisé nous même le patron du masque car notre tissu utilisé pour les espadrilles est particulièrement épais. "


"Au départ les masques étaient simples, on a ensuite pu les perfectionner. Comme il nous restait plusieurs rouleaux de tissu on a déjà pu en coudre plus de 5000 ! Moi même je me suis mise à en fabriquer avec 4 autres couturières bénévoles."


 "On distribue ces masques gratuitement aux infirmières libérales, à la police municipale, aux gendarmes, aux transporteurs, aux bénévoles du secours populaire..... Ce ne sont pas des produits homologués mais ça permet d'apporter de la couleur Déjà 5000 masques donnés, la production continue!et de la gaieté pour le personnel soignant qui peut le porter au dessus des masques en papier. Cela peut aussi permettre de  protéger les autres en évitant les postillons. On va donc continuer, à un rythme soutenu, jusqu'à ce qu'on n'ait plus de tissu! Si on nous en donne d'autre, on n’arrêtera pas!

"Nous avons reçu beaucoup de messages de soutien et de reconnaissance sur les réseaux sociaux. C'est certain que cela sera bénéfique pour notre image de marque, mais ce qui nous motive en premier lieu c'est notre volonté de s'engager!"

"A Payote, on est une équipe jeune où l'on grandit ensemble!" Marine compte bien évoluer dans l'entreprise tout en conciliant ses rêves. "Passionnée par le Japon, mariée à un japonais, j'aimerais développer la marque là-bas! J'apprends la langue depuis 7 ans et ce pays m'attire pleinement."

Son bac L et ses études de langues à l'UPVD vont lui être très bénéfiques. Diplômée d'une licence LEA (Langues Etrangères Appliquées), d'une licence LAI (Langues et Affaires internationales),  puis d'un master LAI orientée Business en 2016, elle veut poursuivre son apprentissage par tous les moyens. "Dream big! comme martelait madame Sabatier, mon professeur en charge du master à l'université de Perpignan. Mes enseignants m'ont beaucoup marquée, notamment par leur chaleur humaine. J'ai beaucoup aimé mes études à l'UPVD car on n'était pas enfermé dans la théorie. Mes stages ont aussi été déterminants! J'ai été stagiaire dans une école de langues, au service RH d'Auchan et surtout en Allemagne pour un site de vente en ligne de meubles français. Je ne parlais pas du tout l'allemand! Mais le personnel était essentiellement français et les allemands parlent souvent très bien l'anglais. J'ai alors découvert le marketing digital et la pub en ligne qui est un monde vraiment à part mais finalement assez ouvert. Pour les étudiants que cela tente, il ne faut pas hésiter! Surtout que l'on peut se former grâce à Internet. Comme ça évolue très vite, il faut rester en veille permanente afin d'être toujours opérationnelle. Et la filière littéraire n'est pas un obstacle! Cela montre que l'on s'intéresse aux autres cultures, que l'on a l'esprit ouvert! Plus généralement, je conseille vraiment aux étudiants et aux diplômés de garder l'esprit ouvert au monde et aux opportunités qui se nichent parfois là où l'on ne s'y attend pas!"




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